Les Nouvelles de la Boulangerie

Comprendre la génération Y… pour mieux la manager

Qualifiés de créatifs mais aussi d’individualistes impatients par les sociologues, les salariés de la génération Y suscitent parfois l’incompréhension des chefs d’entreprise par leurs attentes spécifiques. Voici le portrait-type du salarié Y, selon les études.

Qu’est-ce que la génération Y ?

La génération Y regroupe des personnes nées entre 1980 et le milieu des années 90. Elle succède à la génération X née dans les années 60-70, elle-même faisant suite à celle des baby-boomers. Pour certains sociologues, le Y, prononcé « why » (pourquoi) en anglais, ferait référence au questionnement permanent que ces personnes portent sur le monde.

Toute génération est le produit de son époque. La génération Y est ainsi marquée par la fin de la Guerre Froide, la crise économique, la découverte du Sida, la mondialisation et l’expansion du mouvement écologique. Côté culture, cette génération a grandi avec les jeux vidéo, les dessins animés télévisés et l’informatique. S’ils ne sont pas nés avec Internet, les Y étaient suffisamment jeunes lors de la démocratisation du web et du digital pour se les approprier très aisément. Ils ont ainsi été habitués à accéder aux informations de manière instantanée, d’où une certaine impatience dans leur comportement. Génération de paradoxes, elle adhère au communautarisme des réseaux sociaux ou à des causes collectives telle l’écologie mais reste aussi très individualiste, en quête d’épanouissement personnel.

Une génération à manager différemment

Agés de 20 à 35 ans, les actifs issus de la génération Y représentent aujourd’hui 40% de la population active*. En tant que salariés, ils sont au cœur des problématiques managériales car leurs attentes et leur vision de l’entreprise divergent de celles de leurs aînés, ce qui suscite parfois conflit ou incompréhension.

Enfants de la crise économique, les Y ont acquis une certaine défiance vis-à-vis du monde du travail et de ses codes. Habitués depuis leur jeune âge à discuter toute décision avec leurs parents, ils sont enclins à contester l’autorité, surtout si les consignes n’ont pas de sens pour eux. En effet, la génération « why » a besoin de comprendre pourquoi on lui demande d’exécuter une tâche. En revanche, si la mission les motive, les Y sont capables de s’investir sans compter, d’autant qu’ils sont reconnus très créatifs.

Enfants désirés, choyés et écoutés par leurs parents, les Y devenus adultes attendent également reconnaissance et attention de leurs employeurs. Avec de tels salariés, un chef d’entreprise aura intérêt à adopter un management basé sur l’écoute et la communication et à encourager les initiatives personnelles. S’ils vivent mal l’autoritarisme, les Y apprécient en effet un chef qui leur fait confiance et favorise leur autonomie. Malgré leur individualisme, les Y aiment collaborer avec leurs collègues, échanger et partager l’information comme ils en ont coutume à travers les réseaux.

Enfin, les Y misent davantage sur leur épanouissement personnel que sur leur réussite professionnelle. Outre un emploi qui leur permette de s’accomplir personnellement, ils rechercheront de bonnes conditions de travail. En cas d’insatisfaction, ils n’hésiteront pas à changer d’entreprise car ils sont mobiles et envisagent l’avenir à court terme.

Génération 4 i 

Interconnectée, inventive, individualiste, impatiente : 4 adjectifs qui définissent la génération Y selon les sociologues.  

 

* Estimation pour 2015 dans le Rapport de l’Union Européenne sur la jeunesse – 2009