Les Nouvelles de la Boulangerie

Comprendre les logos (3) « Valorisation des produits alimentaires »

Nous vous avons présenté, dans les articles précédents, les logos concernant les appellations d’origine et ceux dont l’utilisation nécessite une certification. Nous allons maintenant vous présenter quelques logos utilisés hors champs de la certification.

 

La dénomination « Montagne » assure que le produit est issu d’une aire géographique située en montagne et que sa production respecte des techniques spécifiques de cette zone.

Cette mention ne peut être utilisée qu’après une autorisation administrative délivrée par le préfet (Décret « Montagne » du 15 Décembre 2000).

MONASTIC est une marque collective déposée depuis 1989 par l ‘association MONASTIC, qui rassemble plus de 200 communautés de moines implantées en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, en Italie et au Portugal.

Cette marque a été créée dans le but de faire face à la situation de concurrence déloyale provenant d’un usage abusif de terminologie ou de publicité d’apparence monastique.

Il existe également de très nombreux logos régionaux qui garantissent l’origine régionale des produits bruts et des matières premières transformées.

Ils sont souvent construit sur le principe d’une démarche qualité avec un cahier des charges et des contrôles (exemple « Saveur en or » pour valoriser les produits du Nord – Pas de calais)

« Elu produit de l’année », « Saveur de l’année » et le tout récent « Palme de l’alimentation » sont des logos gérés par trois sociétés privées. C’est avant tout un « logo marketing » que les entreprises acceptent bien volontiers puisque l’impact de ces logos a un rôle favorable sur leurs ventes.

 

Ces labels ne sont pas réglementés ni soumis à un contrôle, contrairement aux labels, que nous vous avions présenté dans les précédents articles, qui sont utilisés dans un cadre bien défini (cahier des charges ou réglementation) dont le respect est soumis à des contrôles rigoureux effectués par des organismes certificateurs.

Le principe de fonctionnement est simple : les entreprises qui souhaitent obtenir ces labels doivent, dans un premier temps, s’inscrire moyennant une somme forfaitaire (entre 1 500 € et 4 000 € selon le label) pour chaque produit présenté.

Dans le meilleur des cas, une première sélection est effectuée (mais nullement sur le côté gustatif). Puis les produits sélectionnés sont notés par des consommateurs (pour certains labels, sans forcément les avoir dégusté). Le but n’est pas de déterminer le meilleur produit mais d’atteindre un certain niveau de satisfaction du consommateur.

Dans le cas du label « Palme de l’alimentation » des tests complémentaires nutritionnels (étude de la composition et des valeurs nutritionnelles communiquées par le fabricant) sont prévus par des professionnels de santé. Des critères comme la communication autour du produit ainsi que les engagements citoyens et durables de la marque sont pris en compte.

Les sociétés qui gèrent ces labels cherchent à ouvrir un maximum de catégories de produits (plus de 150) pour leur concours afin de décerner un maximum de label.

Les heureux lauréats devront à nouveau débourser, pour chaque produit sélectionné, entre 10 000 € et 17 000 € pour pouvoir utiliser le logo sur leur emballage pendant un an (le concours étant renouvelé tous les ans).

Encore plus d’infos et d’outils pratiques sur le site du Pôle Innovation de l’INBP www.inbpinnov.com