Les Nouvelles de la Boulangerie

Etiquetage des chocolats

A l’approche des fêtes, voici un petit rappel sur l’étiquetage des chocolats, un point très contrôlé par les inspecteurs de la Direction Départementale de la Protection des Populations.

 

Chocolats vendus en « vrac » ou « préemballés » ?

Sont considérés comme « vrac »  les produits vendus en vrac et certains produits emballés assimilés à du vrac tels que :

•             Les produits emballés pour répondre à une commande,

•             Les produits emballés de la taille d’une bouchée (inférieur à 50 g),

•             Les ballotins de chocolats ouverts,

•             Les ballotins de chocolats fermés à l’avance (en l’absence du client) avec un système de fermeture qui permet de les ouvrir facilement afin de modifier leur composition à la demande de l’acheteur (ballotins ou boîtes fermés avec un élastique, un ruban ou une languette intégré au ballotin, avec un couvercle apposé sans ruban ni sticker) : note d’information DGCCRF n°2066-190.

Sont considérés comme produits « préemballés » les produits emballés et fermés à l’avance, en l’absence du client, auxquels on ne peut plus accéder sans détériorer l’emballage (donc emballés de façon définitive) tels que la plupart des ballotins scellés par une étiquette autocollante, une cellophane, un papier  cadeau ou un ruban ainsi que les sachets de fritures.

Etiquetage des chocolats vendus en « vrac »

L’étiquetage des chocolats vendus en « vrac » doit comporter les mentions suivantes :

•             La dénomination de vente et le fourrage,

•             La teneur en matière sèche totale de cacao exprimée par « cacao : x% minimum » (pour les chocolats noir et lait),

•             Le prix fixé soit au poids ou à la pièce (cas des moulages).

Etiquetage des chocolats vendus en « préemballés »

L’étiquetage des chocolats vendus en « préemballés » doit comporter les mentions suivantes :

•             La dénomination de vente et le fourrage (pour les produits vendus en assortiment, la dénomination de vente « chocolats assortis » ou « chocolats fourrés assortis » pourra être utilisée),

•             Le prix au poids et le poids net de chocolats (sans emballage),

•             La teneur en matière sèche totale de cacao exprimée par « cacao : x% minimum » (pour les chocolats noir et lait),

•             La liste des ingrédients avec les allergènes (possibilité d’une liste unique pour l’ensemble des produits constituant l’assortiment),

•             Les conditions  de conservation,

•             La date limite d’utilisation sous la forme « à consommer jusqu’au… » ou « à consommer de préférence avant le … »,

•             Le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant « fabriqué par … » ou du revendeur « distribué par … »,

•             Les mentions spécifiques.

Utilisation des certaines appellations

« Chocolat pur beurre de cacao » ou « Chocolat traditionnel » s’applique aux chocolats fabriqués à partir des seules graisses tirées des fèves de cacaoyer, sans adjonction de graisses végétales.

« Contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao » : cette mention est exigée pour les chocolats dans lesquels ont été incorporées des matières grasses végétales autres que celles tirées des fèves de cacaoyer dans la limite de 5 % du produit fini.

« Chocolat fourré » ou « Assortiments de chocolats » s’appliquent aux produits constitués de chocolats « fourrés » ou d’un seul chocolat ou d’une juxtaposition ou d’un mélange de chocolat et d’autres ingrédients, mais dont le chocolat représente au moins 25 % du poids total du produit, sinon il s’agit de « confiserie ».

« Chocolat maison » s’applique aux chocolats fabriqués de manière non industrielle, à partir d’ingrédients traditionnels de base, sur le lieu de vente directe (1) au consommateur. Il est indispensable que le fabricant confectionne lui-même les intérieurs (fourrage) des chocolats et qu’il réalise des compositions originales assurant la spécificité des ses produits. La seule intervention au niveau du trempage ou du moulage ne permet en aucun cas la référence à « maison ».

(1) Il est accordé aux chefs d’entreprise, la possibilité de vendre dans 5 points de vente maximum, situés dans une même agglomération ou à quelques kilomètres du site de production (note d’information DGCCRF n°2005-13).

Venez visiter le site du Pôle Innovation de l’INBP   (www.inbpinnov.com