Les Nouvelles de la Boulangerie

Formation accélérée : Préparation au CAP chocolatier-confiseur

18 stagiaires suivent, à l’INBP, la 1re session de formation accélérée de préparation au CAP de chocolatier-confiseur, un pari réussi !

L’INBP, Institut National de la Boulangerie Pâtisserie, a ouvert le 18 janvier 2010, dans ses locaux de Rouen, une formation diplômante unique en France. Exclusivement réservée aux adultes, cette formation accélérée prépare, en 4 mois et demi, au CAP de chocolatier-confiseur, délivré par l’Education nationale. Le 18 janvier 2010, à l’INBP, 18 stagiaires, 18 parcours, 18 projets de vie et 18 projets professionnels différents, se sont rencontrés autour d’une même passion, celle du chocolat et de la confiserie, enseignée par le professionnel reconnu qu’est Régis Bouet. Comme attendu, lors du montage de cette formation, c’est un public large qui y a souscrit. Et si la passion du chocolat et de la confiserie est commune à tous les stagiaires, les profils et les parcours sont bien différents. Les débouchés de la formation sont multiples, les projets des stagiaires également.
Qu’ils aient délibérément choisi de changer de vie professionnelle ou qu’ils y aient été contraints par un licenciement, tous ont choisi la chocolaterie- confiserie par passion et tous sont arrivés avec un projet déjà ébauché, à l’image d’Antoine, d’Aline, de Pierre, de Sophie, de Grégory ou encore de Gaëlle.
Antoine Cataldi, Lyonnais de 56 ans, après 15 ans dans la carrosserie, puis 17 ans aux côtés de son père dans l’entreprise familiale de chaussures, a choisi de suivre cette formation pour relever un défi : ouvrir, avec son fils boulanger-pâtissier, une affaire familiale et créer une boulangerie- pâtisserie-chocolaterie dans la région de Lyon.
Aline Ordronneau, 29 ans, arrive de Paris où elle vient de décrocher son titre d’avocate. Après un DEA, elle s’octroie une année de césure pour faire de la musique et repart en formation à l’école des avocats de Paris pour décrocher son CAPA. (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat).
Elle découvre cette formation unique de préparation au CAP de chocolatier confiseur A 29 ans, Aline fait un choix de vie.  

 

Pierre Garandel, Niortais de 54 ans, Maîtrise d’informatique, a managé pendant 18 ans des projets dans une SSII avant d’être, pendant 9 ans, directeur informatique d’une société d’un groupe de VPC (vente par correspondance)… et puis la crise, le licenciement économique et en 2008, le chômage. Le monde du chocolat séduit Pierre. Il affine un projet : reprendre une unité de production et ouvrir des magasins… Pourquoi pas avec du personnel et pourquoi pas en imposant aux produits une patte qui serait la sienne.
Sophie Simon, 31 ans, Rouennaise, travaillait dans l’immobilier. Avec la crise, l’agence a déposé le bilan et Sophie s’est retrouvée licenciée économiquement. Depuis 10 ans, Sophie fait de la pâtisserie. Elle tient d’ailleurs un blog « sofilagourmande » où elle fait partager ses recettes et ses rencontres avec les grands de la pâtisserie. « Je voudrais ouvrir une pâtisserie, chocolaterie, salon de thé, dans un gros bourg, là où il existe encore une tradition du gâteau du dimanche ».
Grégory Vaisse, 20 ans, Bac STG compta, son BTS d’assistant de gestion en poche, benjamin de la promo, a des idées bien arrêtées sur le parcours scolaire qu’il a entamé et qu’il souhaite poursuivre. « Je veux m’installer à mon compte comme pâtissier chocolatier, créer un nouveau concept de magasin et proposer des produits innovants. Il faut avoir des bases de comptabilité et de gestion et je pense que c’est mieux et plus facile de les acquérir avant d’apprendre la pratique de la pâtisserie et de la chocolaterie. ».
Gaëlle Villemont, 31 ans, Parisienne, Bretonne et Rouennaise, Gaëlle la passionnée, résume son éthique personnelle et son choix de vie par la phrase « je veux concilier ce qui est bon et ce qui est beau dans une démarche responsable et respectueuse de la santé et de l’environnement ». Gaëlle ébauche plusieurs projets : ouvrir un salon de thé pâtisserie chocolaterie qui propose des produits bio, créer un réseau de distribution pour commercialiser ses produits bio auprès de restaurants, ou encore pourquoi pas, les proposer sur des marchés bio. Quel que soit son choix, il s’inscrira dans une démarche écologique responsable de l’environnement et de la santé. Un pari réussi pour l’INBP, qui d’ores et déjà a programmé, pour 2011, une deuxième session de formation accélérée au CAP de chocolatier confiseur.