Les Nouvelles de la Boulangerie

Formations INBP : 3 nouveaux formateurs à découvrir

Ils viennent de prendre leurs fonctions en septembre, à l’INBP, en tant que formateurs itinérants.
Portraits de trois professionnels prêts à parcourir la France.

 

olivier_1255598377.jpgOlivier Magne, l’Auvergnat
Pas facile pour Olivier de prendre la décision de quitter son Cantal natal et de renoncer, à 35 ans, à la vie de son joli village de Saint Julien de Jordanne. Pendant plus de 10 ans, Olivier y a fait vivre l’entreprise familiale, avec acharnement, pour le plus grand plaisir des habitants et des estivants, nombreux aux beaux jours. La boulangerie rurale, il la connaît sur le bout des doigts : elle requiert un engagement total, non seulement au founil, mais aussi au magasin, sans oublier les tournées. Et pour offrir le meilleur des services, Olivier le boulanger proposait en plus sa charcuterie maison ! Parallèlement, dès l’âge de 27 ans, Olivier s’est intéressé au monde de la formation tout en poursuivant son activité d’artisan. BM en poche, il enseigna à l’IFPP auprès des jeunes et à l’école de boulangerie d’Aurillac auprès d’adultes en reconversion. Aujourd’hui, Olivier, finaliste à deux reprises au Concours d’Un des meilleurs Ouvriers de France rejoint avec enthousiasme l’INBP.

jean_yves_decharme_1255598502.jpgJean-Yves Decharme, le voyageur
A 41 ans, c’est la pâtisserie de restauration qui caractérise avant tout Jean-Yves. Depuis qu’il a découvert, jeune, le monde de la cuisine, il a multiplié ses expériences dans l’hôtellerie-restauration de haut niveau. Habitué à voyager au gré des affectations de son père dans les Caraïbes ou les îles du Pacifique, il n’hésite pas, à son tour, à exercer ses talents à l’étranger. Il est recruté en tant que chef pâtissier dans le cadre d’ouverture de complexe et d’hôtel de luxe, d’abord à Istanbul, puis en Lettonie. De retour en France, il a travaillé un an dans une pâtisserie artisanale avant d’entrer à Paris, Chez Maxim’s. Aujourd’hui, il souhaite faire partager son savoir-faire et ses méthodes issus de la restauration à un public de boulangers-pâtissiers. De plus, il pourra poursuivre son travail de création de produits, avec l’appui de ses collègues formateurs pâtissiers qui ont une grande expérience en matière de formation en entreprise.  
arnaud_1255598795.jpgArnaud Cadoret, le benjamin
Arnaud, le Normand, affiche déjà un joli parcours. Citons pour exemple sa place de finaliste au Concours du Meilleur apprenti de France. Arnaud s’est classiquement formé au métier en passant un CAP pâtissier, en préparant un BTM pâtissier et en s’initiant une année à la boulangerie. Professionnellement, son choix s’est porté vers des maisons de renom, à l’image de Dalloyau à Paris. Il a aussi jugé intéressant de quitter la France pour étoffer son savoir-faire. Ainsi a-t-il travaillé à Londres dans la boulangerie-pâtisserie Bagatelle, avant de monter en Ecosse, en tant que chef pâtissier dans le cadre de l’ouverture d’un restaurant de cuisine française. Après la Grande-Bretagne, il a rejoint, le Luxembourg. Il dit avoir beaucoup appris en travaillant chez Oberweis, «une entreprise très bien organisée et bien équipée », où il occupa le poste de responsable décor. Pièces montées, sucre pastillage et autres décors chocolat n’ont plus de secret pour lui !