Les Nouvelles de la Boulangerie

La machine à créer l’emploi en France reste en panne

Enquête UPA / I+C sur la conjoncture et l’emploi au 1er semestre 2014, réalisée durant la première quinzaine du mois de juillet 2014 auprès d’un panel représentatif de 4.400 entreprises de proximité dont 750 entreprises de l’artisanat de l’alimentation (boulangerie, pâtisserie, boucherie, charcuterie, poissonnerie…

Les résultats de la dernière enquête UPA / I+C portant sur la conjoncture et l’emploi dans l’artisanat et le commerce de proximité au premier semestre 2014 ne révèlent pas d’amélioration, ni sur le plan de la conjoncture ni sur le front de l’emploi.

Les entreprises de proximité qui ont créé plus de 100.000 entreprises et 600.000 emplois supplémentaires au cours des 10 années qui ont précédé la crise de 2008, ont accusé une baisse de 1,5% de leur chiffre d’affaires au deuxième trimestre.

Seules 19% de ces entreprises ont embauché sur l’ensemble du premier semestre, en stagnation par rapport à 2013

Ces chiffres nous rappellent que le pacte de responsabilité n’a encore aucune réalité dans les entreprises et que l’accélération du calendrier de baisse du coût du travail réclamée par l’UPA est totalement justifiée.

Les entreprises de l’alimentation et du bâtiment reculent respectivement de 0,5% et 1%, tandis que les secteurs des travaux publics, des services, de la fabrication et de l’hôtellerie-restauration, voient leur chiffre d’affaires baisser de 2,5 à 3%.

Près d’un tiers (30%) des chefs d’entreprise de l’artisanat et du commerce de proximité prévoient encore une baisse de chiffre d’affaires au cours du 3e trimestre, tandis que 18% d’entre eux anticipent au contraire une activité plus soutenue, à commencer par les hôteliers-restaurateurs qui traditionnellement  fondent des espoirs sur la période estivale.

L’enquête révèle enfin que près d’un quart (24%) des entreprises de proximité (qui emploient au moins un salarié) ont recours au temps partiel. La moitié de ces contrats à temps partiel sont d’une durée inférieure au nouveau plafond de 24 heures hebdomadaires fixé par la loi.

C’est pourquoi l’UPA demande que le nouveau dispositif légal sur le temps partiel soit assoupli, de façon à ce que l’intérêt commun de l’employeur et du salarié puisse être privilégié. Une mesure que le Premier ministre s’est engagé à prendre.