Les Nouvelles de la Boulangerie

Le Gouvernement ne nous entend pas : la meunerie française est en péril

Le Président de l’Association Nationale de la Meunerie Française Lionel Deloingce, constatant la non suppression de la taxe farine dans le projet de loi de finances 2017, de tire de nouveau le signal d’alarme sur les menaces qui pèsent sur sa profession.

Malgré les nombreuses alertes lancées depuis des années par la Meunerie Française, le Gouvernement reste sourd aux grandes difficultés rencontrées par la profession dans la défense de son industrie.

Lionel Deloingce, Président de l’ANMF, affirme « La meunerie est aujourd’hui devenue un secteur fragile dans un contexte économique précaire. Nous subissons de plein fouet la concurrence d’acteurs européens moins taxés sur notre propre territoire. Les Français sont attachés à la qualité de leur pain, nous sommes donc attachés à continuer à fournir des farines de haute qualité française. La « taxe farine » absorbe nos bénéfices depuis des années et, les difficultés conjoncturelles liées aux mauvaises récoltes s’additionnant, notre rentabilité est aujourd’hui à zéro. Le Gouvernement souhaite-t-il faire disparaître un savoir-faire français reconnu et apprécié bien au-delà de nos frontières ?».

Publié le mercredi 28 septembre, le Projet de Loi de Finances pour 2017, ne comporte pas la suppression de la « taxe farine » malgré le récent rapport parlementaire qui donnait raison aux demandes de la meunerie sur ce sujet. Lionel Deloingce rappelle aussi que la Cour des comptes signalait dans son rapport publié en 2014 que « les taxes sur les farines et les céréales figurent au nombre de celles dont le coût de gestion est le plus coûteux ».

L’enjeu porte sur 64 millions d’€. La non suppression de la « Taxe Farine » met en péril 6 000 emplois directs et 35 000 emplois indirects, des emplois locaux non délocalisables. La « Taxe Farine » est une mise en danger d’une industrie française historique qui porte haut les couleurs de la France à l’international.

Les meuniers réitèrent leur demande de suppression de la taxe farine pour permettre à la profession de ne pas travailler à perte et de pouvoir s’inscrire dans l’avenir.