Les Nouvelles de la Boulangerie

Manager la génération Z

Travailler avec de jeunes salariés, en particulier ceux de la génération dite « Z » (nés entre 1997 et 2010) nécessite souvent d’adapter ses méthodes de management. Avec cette génération, le chef d’entreprise se doit d’être à la fois un entraîneur, un animateur et un responsable.

Entraîner

Sur le modèle du sport, entraîner, c’est susciter l’envie d’appartenir à une équipe. Un jeune salarié se sentira bien dans une équipe si trois conditions sont remplies. D’abord, si vous mettez en valeur ses connaissances, par exemple, sa connaissance du digital et des réseaux sociaux (importante pour la génération Z). Ensuite, si vous cultivez la souplesse et leur faites confiance (par exemple, réaliser une grosse commande avec les deux derniers embauchés peut les aider à s’intégrer plus vite dans l’équipe). Enfin, si vous n’entravez pas sa parole et misez sur l’échange mutuel car les jeunes de la génération Z aiment donner leur point de vue et perçoivent mal l’autorité verticale. Gommez les marqueurs hiérarchiques sans être bien sûr trop familier ni sortir de la sphère professionnelle.

Entraîner, c’est aussi encourager ses équipes en privé comme en public, être avec eux, dans les réactions positives des clients comme dans leur insatisfaction. Dans ce dernier cas, il vaut mieux expliquer l’erreur au client mais recadrer le salarié en privé. Jouez le jeu de la transparence, soyez clair et concis dans vos explications. Dites les choses en étant physiquement présent face à votre équipe et accordez-lui le temps nécessaire. Prendre du temps pour accompagner ses salariés n’est pas perdre du temps. Il s’agit de leur montrer que vous êtes accessible. En revanche, mieux vaut délimiter à l’avance un créneau consacré aux questions.

Animer

Plus encore que les autres générations, la génération Z est en quête de sens. Le jeune salarié se démotive s’il ne trouve pas d’intérêt dans son travail. De surcroît, il s’ennuie s’il n’est pas soumis à des challenges permanents. Aussi, on pourra lui lancer des défis pour le stimuler, lui fixer des objectifs à atteindre. Par exemple, vous pouvez lui proposer de créer sa propre pâtisserie qui sera mise à l’honneur en boutique : « l’éclair de Théo » … Pour cela, restez ouvert à toutes les propositions.

L’occasion d’insuffler un vent de fraîcheur et de nouveauté dans votre gamme de produits.

Être responsable

Même si vous êtes ouverts à toutes les suggestions, n’oubliez pas que vous restez le responsable. Surtout, c’est vous qui tenez les cordons de la bourse. Donc écoutez mais rationalisez l’idée d’ensemble. La plupart du temps, un salarié n’a aucune idée de ce que cela peut coûter.

Par ailleurs, assurez-vous que les salariés aiment ce qu’ils font. Posez-leur directement la question. Quand les choses sont exprimées, on peut plus rapidement rectifier avant que le mécontentement ne grandisse des deux côtés.

Enfin, valorisez le travail de vos collaborateurs. Soyez reconnaissant d’abord par la parole : il faut aussi dire quand c’est bien, pas seulement quand cela ne convient pas ! Mais aussi offrez des récompenses en avantages matériels, en primes ou en temps.

Un management responsable, de la formation professionnelle et un bon environnement de travail : telles sont les clés qui permettent de fidéliser ses salariés et d’être attractif en termes de recrutement. Les études montrent que le montant du salaire n’a qu’un impact limité sur la motivation ou la satisfaction d’un salarié. Un bon salaire peut justifier le choix d’un travail, mais il ne garantit pas le bien-être de l’employé, et donc sa motivation à rester.

Aussi, à vous d’être sur le terrain avec votre équipe pour l’entraîner, la coacher et la mener à la victoire !

Fabienne Mouillet

Source INBP