Les Nouvelles de la Boulangerie

Table d’hôtes sur le stand d’Agridemain

Du 26 février au 6 mars Agridemain a organisé des tables d’hôtes en compagnie d’Euro-Toques France. Cesmoments d’échanges ont permis d’ouvrir le dialogue et faire se rapprocher la société du monde agricole.

Le 27 février s’est tenu, à l’initiative de la CNBPF, un déjeuner convivial autour d’une table ronde, animée par Mathieu la Fay, Com’Publics, sur le sujet : « Blé Farine Pain : filière bas carbone »

Du blé à la baguette, tous les maillons étaient au rendez-vous pour répondre au défi de l’impact carbone ! Étaient présents :

– Cécile Adda Dailly, responsable durabilité d’Intercéréales ;

– Dominique Anract, président de la CNBPF ;

– Guilhem Bourrié, Académie d’Agriculture de France, ingénieur agronome ;

– Gérard Brochoire, conseiller technique de la CNBF ;

– Jean-Luc Chapuis, président de la Commission Restructuration, Réglementation, Modernité de la CNBF et président du syndicat des boulangers de Haute-Loire ;

– Lionel Deloingce, représentant de la meunerie française et Vice-Président d’Intercéréales ;

– Christian Huyghe, directeur scientifique agriculture de l’INRAE ;

– Christiane Lambert, présidente de la FNSEA ;

– Nathalie de Noblet-Ducoudré, Académie d’Agriculture de France, climatologue ;

– Savine Oustrain, directrice recherche et innovation de Vivescia ;

– Éric Thirouin, président de l’AGPB et Vice-Président d’Intercéréales ;

– Luc Vermersch, Secrétaire général adjoint AGPB et membre du Conseil d’administration d’Agridemain.

Les artisans boulangers souhaitent être associés en tant qu’acteur de la seconde transformation aux actions de la filière sur les sujets carbone car leurs clients ont des attentes ;

Le lancement d’études et d’actions coordonnées élargies à toute la filière (par exemple une analyse du cycle de vie à l’échelle de la filière céréalière allant jusqu’aux boulangers) est abordé.

La boulangerie est en contact chaque jour avec 12 millions de consommateurs. Elle est donc bien placée pour percevoir la demande d’une société de plus en plus sensible à l’environnement et à la santé. « On nous pose la question de l’impact carbone d’une baguette », déclare Dominique Anract. Les boulangers mènent une démarche RSE globale. Cette table ronde a été l’occasion de faire le point sur la stratégie bas carbone mais aussi sur les autres impacts de nos activités comme l’eutrophisation (conséquence de la fertilisation azotée et de l’élevage), la toxicité humaine (pesticides) et l’érosion de la biodiversité (spécialisation des sols).

(© Louise de Murard)

Grand Dîner 2022 au Salon de l’Agriculture

Le patrimoine gastronomique français à l’honneur lors d’un événement dédié aux savoir-faire culinaires et aux métiers d’excellence.

Le 28 février, s’est tenue la 13ème édition, placée sous le haut patronage du Présidence de la République, le Grand Dîner annuel, organisé par le Club de la Table, avec la participation de Dominique Anract. Le Club de la Table française, créé en 2009 par Com’Publics, réunit des élus et des représentants de nombreuses interprofessions, fédérations, associations, petites ou grandes entreprises.Une soirée politico-gastronomique, en présence de nombreux élus et des Ministres Julien Denormandie et Franck Riester, venus échanger avec l’ensemble des acteurs qui font notre gastronomie. Le Ministre de l’Agriculture a déclaré à cette occasion : « La gastronomie est notre identité, un pilier de notre démocratie. »

La baguette a été mise à l’honneur lors du dîner avec une exposition qui lui a été consacrée.

Un Manifeste 2022-2027 pour une gastronomie vivante, dont voici quelques extraits, a été remis à cette occasion. « Les Français ont un attachement historique et culturel à leur alimentation.

Les métiers de la gastronomie sont créateurs de lien social et dynamisent les centres-villes comme les territoires ruraux. Nous devons construire avec toutes les générations l’alimentation de demain. Pour cela, il faut que l’éducation à l’alimentation soit ancrée dans le système éducatif, (…) enfin, que nos concitoyens appréhendent mieux ce qu’ils consomment grâce à plus de transparence. Le secteur de la table, de la gastronomie et plus largement de l’alimentation est stratégique pour le pays. Promouvoir notre gastronomie, cet art de vivre français, est une nécessité économique, un enjeu culturel et un impératif social comme environnemental lors du prochain quinquennat ».