Les Nouvelles de la Boulangerie

Unesco. Les boulangers du Loiret se mobilisent

« Ensemble, dans le Loiret, nous défendons les savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette de pain à l’UNESCO ». Les boulangers du département, dont le groupement est présidé par Thierry Villard, peuvent désormais compter sur Richard Ramos, député de la 6èmecirconscription du Loiret, pour appuyer cette initiative, ainsi que le soutien de l’U2P Val de Loire/Loiret.

Une manifestation de soutien a eu lieu le 10 septembre ainsi qu’une conférence de presse au Lutétia, à Orléans. Dans La Nouvelle République du 11 septembre, le député Ramos indiquait : « La démarche va plus loin que la seule et symbolique défense d’un emblème de la France. Inscrire la baguette au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est reconnaître le talent de nos artisans boulangers déployé au quotidien pour garnir la table de nos concitoyens. La tradition gastronomique commence par le plus simple et le plus beau qui soit : la baguette, dont personne ne peut contester la spécificité, ni la saveur ! ».

Les boulangers du Loiret tenaient également à réaffirmer leur attachement à la fermeture un jour par semaine de tous les rayons pain comme le prévoit un arrêté préfectoral qui, à ce jour, n’est pas appliqué. Ce combat n’est pas celui de la liberté mais celui de la qualité, de la proximité, de l’emploi, et surtout de l’emploi des jeunes, de la vie des quartiers et des villages, de l’image et de l’attractivité de la France. « Pour nous, c’est pourtant primordial. Dans ma commune, par exemple, où le supermarché ferme le dimanche, les trois boulangeries font chacune 400 euros de plus de chiffre d’affaires ce jour-là, c’est considérable », soulignait Anthony Jouanny, boulanger à Neuville-aux-Bois.

Les faits, décrits par Thierry Villard, plaident d’ailleurs tous pour le maintien du jour de fermeture hebdomadaire :

– L’ouverture 7/7 ne créée pas d’emploi au contraire des structures industrielles créent 3 fois moins d’emplois que les artisans ;

– L’ouverture 7/7 n’augmente pas le « business » car les Français, évidemment, ne consommeraient pas davantage avec un jour d’ouverture en plus ;

– L’ouverture 7/7 ne facilite pas la vie des consommateurs qui ont toujours accès à une boulangerie grâce à la densité du réseau des artisans.

Il s’agit, dans un secteur artisanal qui est au cœur de l’activité économique de notre pays, de préserver le tissu des petites entreprises de boulangerie artisanale. En effet, la garantie du repos hebdomadaire est l’un des moyens de pérenniser l’activité des boulangers, précise le communiqué de presse commun.

Pour appuyer leur démarche, les artisans sont ensuite allés défendre leur cause dans la rue, en présence de Xavier Casalini, secrétaire général de la CNBPF, distribuant plusieurs dizaines de baguettes aux passants dans le centre-ville, tandis que 150 autres ont été données à des associations caritatives, les Restos du Cœur et le Relais Orléanais.